samedi, le 16 mars 2019.

Mon premier rabattage tubulaire (OMG !)

Attention, expérience toute chaude à peine sortie du four ! Cette semaine, j’ai étudié de près la technique du rabattage tubulaire. Cet article doit donc être pris pour ce qu’il est : un retour d’expérience brut.

J’ai beaucoup lu qu’essayer cette technique c’est l’adopter et aussi que cette technique de rabattage est la plus élégante, la plus "propre" qui soit. Pourquoi ? Parce qu’on "ne voit pas" la ligne de rabattage, les finitions sont donc très pro.

C’est armée du corps de ma marinière moderne de Marie-Christine Lésveque que j’ai testé cette méthode, vu qu’elle est préconisée dans le patron. Je suis assez téméraire en tricot, je le savais, mais je n’en ai pris la réelle mesure qu’en suant des gouttes sur ce fameux rabattage.

La théorie

J’ai trouvé énormément de tutoriels sur le net, aucun souci à ce niveau-là. Ils sont pour la plupart très clairs.

Le rabattage tubulaire se fait en 4 étapes (ici pour des côtes 1X1) :
1. tricoter uniquement les mailles à l’endroit et faire glisser les mailles à l’envers
2. tricoter uniquement les mailles à l’envers et faire glisser les mailles à l’endroit
3. mettre les mailles endroits sur une aiguille et les mailles envers sur une autre (vous avez donc bien 2 aiguilles circulaires à ce stade et pas une seule - voir sur la photo ci-dessous)
4. le grafting

En pratique

Je n’ai pas eu de souci pour visualiser et enregistrer les 4 étapes, y compris celle du grafting que je n’avais jamais faite non plus. Les 3 premières étapes se sont très bien passées.

Par contre, le grafting m’a demandé patience, persévérance et maîtrise de mes glandes lacrymales. J’ai en effet rencontré plusieurs soucis.

Le premier et celui qui est sans doute la base de tout, c’est que je n’ai pas eu la patience d’attendre de me sentir en forme, en pleine maîtrise de mes moyens pour entamer le grafting. J’ai limite honte de le dire, mais j’ai commencé ça en fin de journée, alors que j’étais vraiment très fatiguée et que je savais pertinemment que ce n’était pas le bon moment. Hum...

Le grafting peut se résumer en un mouvement qui se fait sur 4 mailles (le but de cet article n’est pas de vous faire un tuto, mais bien un retour d’expérience ; pour les tutos, je vous renvoie sur le net, du moins pour l’instant), il est évidemment important de ne pas créer de décalage. Et oui, j’en ai créé, et plus d’une fois. Je n’arrivais pas à me concentrer et, régulièrement, je ne savais plus où j’en étais. Il faut savoir que le grafting n’est pas aussi facile à défaire que le tricot, mais pas du tout. C’est d’ailleurs une piste que j’ai préféré ne pas explorer cette fois. D’autant plus que ...

Souci n°2 : mon fil (un fingering non superwash) s’est mis à feutrer. Ben oui à force de passer et de repasser dans les mailles un fil qui est prévu pour être tricoté et qui n’a pas du tout les propriétés d’un fil à coudre, on l’abîme, forcément.

Souci n°3 : il ne faut absolument pas serrer son fil pendant le grafting sinon on déforme complètement le bas de son ouvrage en resserrant le bas du bord côte. J’ai tendance à serrer pas mal quand je tricote, le déconditionnement m’a pris quelques mailles quand même.

Et à force de feutrer, il a (souci n°4) fait des noeuds par endroit et évidemment il s’est cassé par deux fois (souci n°5).

Et donc ? C’est la cata ?

Miraculeusement : non ! Les Dieux du tricot étaient avec moi visiblement. Je ne vais pas vous mentir, le fini n’est pas régulier et pas ultra propre vu de près, mais c’est portable. Le soulagement m’aide à faire passer la pilule. J’étais tellement fière de ce projet, je le trouvais tellement beau que quand j’ai vu comment tournait le grafting j’ai vraiment eu peur de bousiller complètement le pull et qu’il soit, pour finir, importable. Heureusement ce n’est pas le cas et je m’estime donc heureuse.

J’ai vécu aussi une certaine frustration d’avoir bien compris et visualisé le mouvement, mais de ne pas arriver à le reproduire de manière fluide. La fatigue et l’inexpérience n’y étant pas pour rien comme vous l’aurez compris, sans compter le grand nombre de mailles à grafter.

Par contre, je me sens tout à fait capable de recommencer et je recommencerai. Très bientôt vu que, évidemment, les manches de la marinière moderne se rabattent avec la même technique que pour le corps. Et pour mes futurs pulls et gilets je pense car, oui, conclusion de cet article à chaud, je confirme que cette technique qui peut s’avérer longue (très longue) et fastidieuse en vaut carrément la peine.

Je vous en reparlerai bien sûr d’ici quelques mois quand j’aurai acquis plus d’expérience pratique et théorique.

En attendant, j’espère que cet article vous aura plu. Honnêtement, j’aurais aimé, en plus des tutos, trouver des retours d’expérience de ce type, j’aurais peut-être été plus prudente, j’aurais peut-être attendu d’être en forme si on m’avait prévenue, j’aurais peut-être aussi réfléchi à une solution pour éviter que le fil ne feutre, etc. Bref, les tutos techniques, c’est bien, mais les retours concrets d’expérience sur les techniques, c’est important aussi ;) Qu’en pensez-vous ?

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