mardi, le 7 avril 2020.

Les séries que je regarde en tricotant #1

Me voilà enfin après une longue absence sur le blog. Entre mon problème récurrent de petites cuillères (si vous me suivez sur instagram, vous savez de quoi je parle) et la pandémie de covid-19 qui s’abat sur le monde, trouver le temps et l’énergie à la fois physique et mentale de bloguer n’a pas été simple. Je me suis également posé la question de la pertinence de poster ce qui ne peut être au final que des futilités eu égard aux centaines de milliers de personnes malades et décédées et de leurs familles, du personnel soignant, des maraîchers, facteurs, éboueurs, caissiers et caissières et toutes autres personnes qui assurent le service pour tous.

Et puis, aujourd’hui, j’ai eu envie de vous écrire un article, mais je ne voulais pas revenir comme si de rien n’était. D’où ce préambule. D’où cet article différent de mes habitudes. J’espère qu’il vous plaira, qu’il vous changera les idées l’espace d’un instant.

Je suis confinée, respecte strictement (même plus) le confinement et n’en souffre pas. Ce qui me fait souffrir, c’est la situation dehors. Alors, je vous avoue tout, je me réfugie quelques heures par jour dans des séries qui m’emportent loin. Moi qui n’ai plus la télévision depuis plusieurs années, je suis heureuse que Netflix existe aujourd’hui.

NB : il n’y a normalement aucun divulgâchage dans cet article.

Orphan Black

J’ai regardé cette série canadienne avec mon chéri, enfant non admis, beaucoup trop violent. Mais qu’est-ce que c’était bien !

Sarah Manning, petite vingtaine, orpheline voleuse pop-rock et maman solo assiste impuissante au suicide d’une jeune femme sur le quai d’une gare. Bien sûr, elle ne perd pas le nord et lui vole son sac laissé sur le quai (ou juste son portefeuille, je ne me souviens plus très bien). Et... je n’en dirai pas plus. Regardez au moins le premier épisode.

Tatiana Maslany, l’actrice qui joue Sarah, est juste époustouflante. Elle porte la série sur ses épaules et son talent est incroyable. Elle a d’ailleurs reçu plusieurs prix pour sa prestation dans Orphan Black. Les acteurs secondaires sont eux aussi très intéressants et agréables à suivre. On y retrouve notamment Maria Doyle Kennedy qui joue Aleska dans "Jupiter, le destin de l’univers" des soeurs Wachowski, Catherine d’Aragon dans "Les Tudor", Vera Bates dans "Downton Abbey" ou encore Jocasta Cameron dans "Outlander".

La série est classée Si-Fi, mais... on ne va pas dans l’espace et aucun extraterrestre ne fait partie de l’aventure. Je la qualifierais donc plutôt de thriller pour ma part.

Atypical

Sam Gardner, adolescent autiste qui vit avec ses parents et sa soeur un peu plus jeune que lui, est le personnage central de cette comédie US familiale très réussie. Il s’agit bien là d’une comédie donc à prendre avec le recul nécessaire. Cela n’empêche pas moins le personnage de Sam de nous donner un aperçu concret (même si sans aucun doute de surface) du quotidien des personnes souffrant d’un trouble du spectre autistique. Je pense que pas mal de neuro-atypiques se reconnaîtront aussi dans certains de ses défis et difficultés. En tous les cas, nous avons regardé cette série à trois et nous l’avons tous adorée.

Sam Gardner est joué par Keir Gilchrist. J’aime beaucoup ce jeune acteur que j’ai découvert dans le le film "It’s Kind of a Funny Story". On y retrouve également Jennifer Jason Leigh, actrice emblématique de "Jeune fille partagerait appartement" ou encore "ExistenZ". Ainsi que Michael Rapaport acteur vu dans nombre de films et séries dans des rôles secondaires. Mention spéciale pour Brigette Lundy-Paine qui joue à merveille la soeur de Sam.

The Crown

Se retrouver dans l’intimité de la famille royale d’Angleterre sans passer par les téléfilms de série B, c’est aujourd’hui possible grâce à The Crown, série américano-britannique. Et ce dès 1947 et le mariage de la princesse Elisabeth, c’est dire que notre côté voyeur va pouvoir se délecter.

Les acteurs sont ici aussi très doués, les décors et les lumières magnifiques. L’équipe de réalisation a osé le parti pris de changer certains acteurs lors du passage à la 3e saison. Y compris l’actrice qui jour la reine Elisabeth. La transition a été fait avec brio, j’ai adoré. En moins de 5 minutes, j’avais accepté et digéré le changement. On retrouve dans cette série Claire Foy, Olivia Colman ou encore Helena Bonham-Carter.

Chéri étant moyennant famille royale malgré l’aspect historique, j’ai regardé cette série avec le loulou : nous nous sommes régalés et attendons la suite avec impatience.

Virgin River

J’avais besoin d’une série rien que pour moi, série que je regarderais comme on mange ce morceau de chocolat sans discrétion cachée par les portes ouvertes du placard. Voyez ce que je veux dire ?

On suit ici les aventures de Melinda Monroe, infirmière-accoucheuse-sage-femme au passé trouble qui part s’enterrer dans la petite (et ô combien magnifique) ville de Virgin River en Californie. Elle est censée y seconder le médecin attitré qui prend de l’âge. Bien sûr, on va, au fil des épisodes, découvrir ce qui lui est arrivé quand elle vivait encore à Los Angeles, elle va s’amouracher du beau gosse du coin, Jack (quoi que je lui préfère nettement Preacher moi, pas vous ?), devoir faire son trou etc.

Ca casse pas trois pattes à un canard, c’est assez téléphoné et la mairesse de la ville (jouée par Annette O’Toole, la maman de Clark Kent dans "Smalville" - oui on vieillit tous et ça fait mal) est tout bonnement insupportable. Mais. Mais les paysages sont magnifiques, les personnages attachants (mise à part la mairesse donc), c’est assez calme (sauf quand la mairesse passe par là), bref ça colonise gentiment l’imaginaire laissant ainsi moins de place aux nouvelles anxiogènes. Moi ça m’a aidé.

L’actrice principale, Alexandra Brenckenridge, a joué dans "American Horror Story", "The Walking Dead" ou encore "This Is Us". Jack est joué par Martin Henderson que vous aurez peut-être vu dans "Dr House" ou dans "Grey’s Anatomy" (saison 12 à 14). Tim Matheson qui joue le Doc est un visage connu des petits et grands écrans depuis plusieurs décennies.

Notez que l’histoire est tirée des romans éponymes de Robyn Carr.

Anne with an "e"

Virgin River ne comptant qu’une saison, il me fallait vite vite quelque chose pour remplacer ma sucrerie quotidienne rien qu’à moi. Heureusement (ou pas), Netflix sait se montrer persuasif et vous harceler suffisamment pour que vous cliquiez sur l’une ou l’autre vignette. J’ai donc cédé à Netflix et à Anne with an "e". Et je n’ai aucun regret.

Anne (Amybeth McNulty) est une orpheline de 13 ans qui va de foyer en foyer pour exécuter les basses besognes, vivant les pires horreurs. Pour échapper à son tragique quotidien, elle lit autant qu’elle peut et se réfugie dans un imaginaire riche et dense. Jusqu’au jour où elle arrive chez Marilla et Matthew Cuthbert. Soeur et frère d’un certain âge, ils maintiennent comme ils peuvent la ferme familiale, appelée "Les pignons verts". L’histoire se déroule à la fin du 19e siècle dans la province canadienne de l’Ile-du-Prince-Edouard.

Cette série est basée sur le livre "Anne... la maison aux pignons verts", roman écrit en 1908 par l’auteure canadienne Lucy Maud Montgomery. Toute une saga s’en est suivie comptant pas moins de dix ouvrages. Mais la série se base uniquement sur ce premier tome (et moi j’aurais voulu une suite, snif - même s’il y a une "vraie" fin). Je n’ai pas lu le livre, mais, dans la série, on retrouve l’ouverture et l’inclusivité propre aux productions Netflix je trouve. Homosexualité, racisme, sexisme, etc. y sont ouvertement évoqués.

Petit plus pour nous les tricoteuses, quelques tricots sont à observer. Vous pourrez même voir un homme tricoter dans l’épisode 6 de la saison 3.

Et en bonus, une mini-série : Self made

Selfmade est l’adaptation de la biographie "On Her Own Ground" d’A’Lelia Bundles qui relate la carrière de sa grand-mère Madam C.J. Walker (1867-1919), première femme d’affaires afro-américaine à devenir millionnaire.

Sarah (Madam C.J. Walker) est blanchisseuse quand son chemin croise celui d’Addie qui vend des produits cosmétiques adaptés aux cheveux afro. Addie sauve littéralement la chevelure de Sarah, lui permettant de retrouver sourire et confiance en elle. De bouche à oreille, en partie grâce à Sarah, les produits d’Addie se vendent de mieux en mieux, lui permettant même d’engager plusieurs vendeuses. Sarah aimerait rejoindre l’équipe, mais Addie trouve Sarah trop laide pour représenter ses produits et le lui dit. Sarah décide alors de lancer sa propre marque de cosmétiques.

Sarah est jouée par l’actrice Octavia Spencer que vous avez peut-être vu dans "Divergente", "La couleur des sentiments" ou encore "Les Figures de l’ombre". Addie, elle, est jouée par Carmen Ejogo vue dans "Selma", "Les Animaux fantastiques"et "l’Affaire Roman Israël J. Esquire".

Cette mini-série familiale de 4 épisodes est une bonne leçon d’histoire à différents niveaux (que je vous laisse découvrir si ce n’est déjà fait). Je vous la recommande à 100%.

J’espère que ma sélection vous a plu ! D’autres séries suivront, n’en doutez pas !

Et vous, que regardez-vous ? Avez-vous l’une de ces séries ? Qu’en avez-vous pensé ? En avez-vous à me conseiller ? Dites-moi tout !

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